Dispositifs d'aide à la conduite : des exceptions qui dérangent

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Depuis que les premiers appareils visant à détecter les radars ont vu le jour, le gouvernement a démarré une guerre assez complexe, avec pour objectif d'interdire au maximum les objets aptes à prévenir l'automobiliste de la présence d'un radar fixe ou mobile. Et cela s'est transformé en partie de ping-pong, entre les fabricants d'appareils ou développeurs d'applications, et l'État ainsi que ses représentants.

Certains dispositifs ont pu subir une interdiction ferme, mais ce n'est pas le cas pour l'ensemble des avertisseurs, sachant que tous n'ont pas le mode de fonctionnement. Certaines astuces ont pu être trouvées et appliquées pour rendre légaux des appareils et des principes, qui flirtent avec la légalité. L'objectif du gouvernement est donc de trouver le moyen d'interdire sans le faire à proprement parler, en se servant des mêmes armes que les derniers résistants, que sont les dispositifs d'aide à la conduite.

L'évolution de la législation depuis quelques années

Plusieurs appareils existent et ont existé, pour avertir les automobilistes de la présence de radars, en particulier depuis l'avènement des radars fixes, d’autant plus que ceux-ci ne sont plus systématiquement indiqués sur la route. Dans un premier temps, la possession d'un détecteur de radar, est probablement l'une des plus sévèrement punies. Le but de cet appareil est de détecter les ondes émises par les appareils radars, afin d'avertir l'automobiliste de la présence d'un flash, qu'il soit mobile ou qu'il soit fixe.

Ce type d'appareil est donc rigoureusement interdit, et peut être passible d'un retrait de 6 points sur le permis de conduire, ainsi que d'une amende de 1500€ en cas de possession. Il en va de même pour le brouilleur de radar, qui est encore un peu plus préjudiciable pour les autorités. Celui-ci va en effet émettre des ondes qui vont empêcher le radar de fonctionner convenablement et donc de contrôler le véhicule qui en est pourvu. Ainsi, ce type de dispositif n'aura pas forcément pour objectif de prévenir l'automobiliste, mais va en revanche empêcher le radar de fonctionner et donc de flasher en cas de dépassement de la vitesse autorisée. Troisième appareil ou système interdit : l'avertisseur de radar. Celui-ci a pour but de donner l'emplacement précis d'un contrôle fixe ou mobile, par le biais d'une base de données disponible.

Ces dispositifs étaient très précis quant à la position du radar, et ils ont été également interdits par les automobilistes. Néanmoins, il reste un type d'appareil que les autorités n'ont pas été en mesure de supprimer : l'aide à la conduite. Et nous sommes très nombreux à les utiliser, car ce sont les systèmes GPS que nous consultons au quotidien durant nos déplacements. On pourra citer Tom Tom, ou Waze par exemple, application mobile disponible sur l'ensemble des systèmes d'exploitation de smartphones.

Enfin, le Coyote est lui aussi très fortement plébiscité. Ceux-ci fonctionnent par deux biais : le premier est une circulation d'informations qui se fait grâce aux automobilistes, qui pourront s'avertir entre eux de la présence de radars ou de contrôles routiers, grâce à une grande communauté. La seconde astuce est de proposer aux automobilistes d'être avertis de la présence de dangers potentiels, ou de la police, sur le trajet. Ce sont généralement des moyens détournés, pour donner l'emplacement d'un radar, mais en le faisant de manière détournée et moins précise, puisqu'il s'agira plutôt de zones que de points géographiques.

Ainsi, le dispositif d'aide à la conduite agace, car son interdiction a été rendue difficile par les autorités, notamment face à la pression des différents dirigeants des entreprises qui commercialisent les appareils ainsi que les applications concernées, et aux doléances des automobilistes, qui sont unanimes pour exprimer leur contentement de pouvoir utiliser ces dispositifs. Ils sont jugés en effet comme sécurisants, puisqu'ils permettent de connaître à l'avance certains dangers sur la route.

Ce que compte faire le gouvernement

Le gouvernement n'a pas dit son dernier mot : en effet, aujourd'hui ces dispositifs risquent de souffrir d'interdictions partielles, et l'excuse qui a été mentionnée est liée au terrorisme, et aux contrôles routiers pouvant avoir lieu sur certaines routes, visant à démanteler des réseaux ou interpeler des suspects. Ainsi, il est possible que dans certains cas, les applications se voient contraintes de ne pas diffuser la présence de la police sur certaines zones, concernant des contrôles précis ou des barrages mis en place pour intercepter des terroristes, mais aussi pour l'alcoolémie ou la consommation de stupéfiants.

Les autorités auront ainsi l'autorisation de créer un véritable black-out, qui va mettre hors service la transmission de ces informations, dans un périmètre de 20 km autour de ces fameuses zones de contrôle. En revanche, d'autres informations pourront continuer d'être signalées, comme la présence de bouchons par exemple, ainsi que celle des radars fixes. Néanmoins, c'est un premier pas pour venir court-circuiter l'utilisation de ce type de dispositif au volant, qui a tendance à agacer les autorités. Mais n'oublions pas que cela peut aussi permettre à de nombreux automobilistes de lever le pied, ce qu'ils ne feraient peut-être pas sans cet avertissement.

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